Soyons fous, changeons l’école !

affiche du film une idee folle
Changer l’école, une idée folle ? Vraiment ?  Quand on voit ce nouveau documentaire basé sur 9 écoles publiques et privées qui font bouger les lignes de l’école traditionnelle … et bien on a envie d’être un peu fous pour une fois ! Zoom sur ceux qui sont en train de réinventer l’école.
L’avant-première du 7 mars a fait salle comble ! Et pour cause, le sujet est d’actualité. Les enseignants et les parents d’élèves commencent à voir la limite de l’école telle qu’ils l’ont connue à leur époque. Et ne veulent pas forcément la même pour leurs enfants. Des solutions existent. Certaines écoles expérimentent tous les jours. Et ça marche !

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Le synopsis

Genre : documentaire – Réalisateur : Judith Grumbach – Date de sortie 7 mars 2017 (80 min) – Co-produit par Ashoka et Horizons Productions

Tourné dans neuf établissements scolaires publics et privés, de la maternelle au collège, aux quatre coins de la France, Une Idée Folle pose la question du rôle de l’école au XXIème siècle, à travers le témoignage d’enseignants, d’enfants, de parents ainsi que d’experts de l’éducation. À quels défis les citoyens de demain vont-ils devoir faire face et comment les y préparer ? En cultivant l’empathie, la créativité, la coopération, la prise d’initiative ou encore la confiance en soi et l’esprit critique chez les élèves, en parallèle des savoirs fondamentaux, les enseignants de ces écoles font un rêve fou : celui de former une future génération de citoyens épanouis et responsables qui auront à cœur de transformer positivement la société qui les entoureExtrait du dossier de presse

La bande annonce

Vous voulez voir ce film ? Retrouvez toutes les dates de projection en suivant la page Facebook Une Idée Folle. Vous voulez organiser votre propre projection ? C’est possible. Il suffit d’envoyer un mail à l’équipe du film.

Qu’est-ce qu’on apprend dans ce film ?

NOUS SOMMES TOUS DES CHERCHEURS. Chercher c’est d’abord se poser des questions. Tout le monde se pose des questions, petits et grands. « Tous les enfants sont des petits chercheurs et tous les chercheurs sont des grands enfants ». Et même si on ne trouve pas de réponse, c’est la démarche qui compte pour l’apprentissage. Apprendre, c’est aussi se tromper. Mais pour se tromper, il faut oser. Oser, c’est prendre le risque que ça marche ! Une fois que l’on a découvert quelque chose, on veut le dire à tout le monde ! Et ce sentiment de fierté amène à une autre compétence : la transmission de savoir et la confiance en soi. Et c’est fait de manière totalement naturelle. « L’enfant est un explorateur » – une image du film a fait sourire le public quand une petite fille prend une loupe et la pose presque contre le mur de son école. Ca nous ramène à une idée qu’on aurait presque oubliée : pas besoin d’aller loin, l’exploration est à portée de main, à chaque coin de rue dans notre quotidien.
APPRENDRE … POUR TOUJOURS !
Jérôme Saltet, pédagogue et cofondateur du groupe éducatif Play Bac,  pense que l’on devrait acquérir des connaissances toute notre vie. Pas uniquement à l’école, mais tout le temps et partout. Ca devrait être un enchantement d’apprendre. Et de fait, être toujours en demande d’apprentissage. « Pourquoi cet enchantement s’arrête après la maternelle ou la primaire ? Il y a un truc qui fonctionne pas après », intervient Véronique de Tilly de La Maison de l’enfant. C’est cet enchantement qu’il faut essayer de réintégrer dans l’école du 21ème siècle, car le décrochage au collège est devenu bien trop monnaie courante…
L’AUTONOMIE DES ENFANTS.
Il est important que l’enfant fasse ses propres expériences pour acquérir des connaissances.
L’une des directrices des écoles interviewées nous partage son exemple personnel : l’un de ses petits enfants qui fait ses premiers pas. En voulant l’aider pour lui faciliter la tâche, elle pousse tous les jouets qui se trouvent sur son chemin. A l’aller, l’enfant va tout droit. Au retour, il fait des zigzags et va sur chaque jouet disséminé à droite et à gauche. Peut-être que ce qu’il l’avait motivé à se lever et faire ses premiers pas c’était justement la difficulté et les obstacles qu’étaient les jouets ?
L’ÉCOLE … C’ÉTAIT MIEUX AVANT ? « Et si c’était mieux avant ? Ca se trouve oui… ça se trouve oui » intervient Emmanuel Davidenkoff, le rédacteur en chef du Monde Campus. A l’époque, lire, écrire et compter correspondaient à un besoin de la société. Et c’était suffisant pour une bonne insertion sociale et professionnelle. Les attentes ont changé. « Si on veut demander à l’école d’avant de répondre aux enjeux de la société d’aujourd’hui, on est à côté de la plaque ! » On ne prépare plus les enfants au métier qu’ils exerceront plus tard. Tout simplement parce que ces métiers n’existent pas encore ! Le seul objectif c’est d’en faire des citoyens autonomes.
CHANGER LA PLACE DE L’ENSEIGNANT.
Aujourd’hui, le maître, l’enseignant, ce n’est plus celui qui sait. Google et Wikipédia savent tout ou presque. Le défi en terme d’apprentissage n’est plus là, mais plutôt dans l’acquisition de compétences de tri de l’information entre les croyances, les rumeurs et les faits, par exemple. Il est important que l’enseignant soit heureux pour transmettre cet épanouissement aux enfants. Quand on entend Philippe Viard de l’éco-école des Bosquets n’attend ni les vacances ni la retraite car il est heureux au travail et qu’il aime ses élèves … on comprend mieux pourquoi toute sa classe est bien dans ses baskets !
CHAQUE ENFANT EST DIFFÉRENT ET HEUREUSEMENT.
« On a pas 12 millions de jeunes à porter … mais 12 millions de fois un individu »
. Cette phrase résume bien la philosophie qui devrait être diffusée à tous les enseignants. Tous les enfants n’apprennent pas de la même manière. Ce qu’ils ont en commun, en revanche, c’est leur potentiel infini. Tout est question de motivation. C’est pour ça qu’il faut croire en leurs capacités et accompagner les enfants là où leurs rêves les portent.
INCARNER UN MODÈLE. L’adulte parfait pour les enfants ? Il doit savoir dire non. Il doit être solide, ne pas flancher. Les enfants ont besoin d’une référence, d’un modèle, d’un repère. Si en face d’eux ils ont quelqu’un d’angoissé et qui manque de confiance en soi, l’enfant aura peur de grandir. Pourquoi devenir un adulte ? Pour devenir stressé et pas épanoui ? Plutôt rester petit ! En plus, il est important d’incarner ses valeurs. Ce que l’on prône, on doit le faire soi même. Est-ce qu’en tant qu’adulte on demande pardon facilement, tout de suite après « la faute » ? Non. Il nous faut du temps, nous explique Isabelle Peloux de l’école du Colibri. Alors pourquoi le demander aux enfants. Ca n’a pas de sens. Eux aussi ont besoin de temps, de refaire confiance, de prendre du recul par rapport à la situation…

La projection débat

Judith Grumbach nous explique qu’au commencement c’est Ashoka (réseau d’entrepreneurs sociaux et co-producteur) qui lui demande de filmer 9 écoles et créer des formats vidéo de 3 minutes. Aux vues des rencontres et des enseignements qu’elle accumulait pendant ses journées en classe, elle s’est dit « ce n’est pas assez » ! En voyant la salle du Forum des Images se remplir ce mardi 7 mars pour l’avant-première et faire salle comble, je me dis que l’idée de créer un film n’était pas de trop ! Aujourd’hui, l’équipe du film a déjà reçu plus de 200 demandes de projection. Pas mal … Pour la petite histoire, Ashoka a eu du mal à les trouver, ces écoles innovantes, ces « Changemaker Schools ». Maintenant elles sont près de 270 écoles dans plus de 30 pays. L’association cherche des écoles qui cultivent les attitudes d’acteurs du changement, qui ont une culture de l’innovation et une posture de chercheur.

Quelques questions m’ont touchée particulièrement. Et Najat elle a dit quoi ? Le ministère a demandé à se faire projeter le film. Ce qu’il en est ressorti ? Du positif « Votre film est un film de salubrité publique ». Et qu’il faut réformer – donner cette impulsion d’en haut – et expérimenter sur le terrain. Sur Facebook, Najat Belkacem annonce même « Merci pour ce regard positif de ceux qui font l’Ecole ». Comment donner envie aux enseignants de devenir un acteur de changement ?
Le témoignage de cette mère à la fois heureuse et triste. Heureuse de voir ces changements positifs dans la façon d’aborder l’école d’aujourd’hui et triste de savoir son enfant dans une école dite « normale ». La solution pour les enseignants ? La formation. Se libérer du format de l’école tel qu’il a été transmis au départ et trouver une équipe d’enseignants prêts à collaborer. Parce qu’ensemble, les lignes bougent.
Comment nous lycéens, on peut agir ? Devenez profs !

Mon avis personnel

Ce film redonne du sens au métier d’enseignant. C’est mon avis personnel. Contrairement à l’estampillage « film pour enseignants », je pense qu’Une Idée Folle n’est pas exclusivement destiné à ce public. Les parents d’élèves se sentent aussi concernés par l’école qui est proposée à leurs enfants. Et tous ceux qui veulent changer les choses … en mieux !
La colonne vertébrale de ces écoles c’est la solidarité et la citoyenneté. Alors, choisir de construire une société plus juste plus solidaire et plus respectueuse de l’environnement, ça me parle. Et ça doit commencer tôt, vers 2-3 ans nous dit l’un des intervenants. Ca me rappelle étrangement le discours du Dalaï Lama à Dharamsala en 2014. J’ai eu la chance d’assister à l’un de ses discours à destination des touristes étrangers. Un des points qui a été relevé pendant ce discours et même longuement souligné, c’est bien l’éducation. La philosophie à l’école, la méditation, le yoga … pour que les enfants se sentent bien, se fassent confiance et arrêtent d’avoir peur. C’est véritablement l’enjeu principal pour construire une société plus saine.
« L’enfant est un explorateur. L’école devrait donner envie d’aller vers le monde et vers soi-même. » De nombreux jeunes sortent de grande école et décident de tout arrêter et de faire ce qui les rend heureux. Il y a plein de façon d’apprendre. « Visiter le monde par exemple ! Ce n’est pas grave si à la fin de la terminale tu ne sais pas quoi faire de ta vie ! » nous livre la directrice de l’école des Colibris ! Comment ne pas être d’accord avec ces idées ? Moi qui suis partie à l’autre bout du monde et qui ai eu l’impression de n’avoir autant appris que pendant cette période de ma vie …
Est-ce vraiment une idée folle de vouloir changer l’école ? Il faut bien s’adapter à la folie du monde ! Est fou celui qui tente de s’adapter à notre société. Cette citation de Jiddu Krishnamurti en est le reflet même « Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale que d’être bien adapté à une société malade… » Alors, moi je crois à cette folie, à cette impulsion, à ces futurs acteurs du changement qui feront des merveilles !

Vous avez aimé mes impressions sur ce film? Vous voulez en savoir plus sur ces nouveaux formats d’école ? D’autres films sont présents dans cet article : « Une autre école pour vos enfants : les films à voir »

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