Sylvain Tesson et Pierre Rabhi : les poètes de la simplicité ?

Une vie simple. Un retour à l’essentiel. Deux chemins complètement différents. C’est ce que La Grande Librairie nous dévoile avec ses deux invités du jour : Pierre Rabhi et Sylvain Tesson.
L’un a fait son retour à la terre depuis bien longtemps maintenant et l’autre part à l’aventure avec le minimum vital. Leur secret du bonheur ? La simplicité.

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La Grande Librairie, l’émission du 13 octobre 2016

Le 13 octobre 2016, François Busnel accueille deux personnages qui ont eu une influence sur ma vie. Rien que ça ! Sylvain Tesson et Pierre Rabhi. C’est pourquoi, quand j’ai découvert le nom des invités du jour de l’émission La Grande Librairie, j’étais ravie. Pour moi, ces deux-là incarnent la vie simple, le retour à la nature et à l’essentiel.

VOYAGE AU BOUT DU MONDE, AU BOUT DE SOI-MÊME :                                                       CES ÉCRIVAINS QUI PEUVENT CHANGER LES CHOSES.

Pierre Rabhi, on ne le présente plus. Défenseur du retour à la terre, il est le porte-parole de l’agro-écologie. Il se bat contre la sur-consommation, les productions industrielles et les grandes multinationales. Ces combats là, moi j’adhère complètement. Sylvain Tesson, lui, c’est un écrivain-voyageur. Il n’a pas toujours vécu dans la sobriété (il est même assez connu pour ses dérives vers l’alcool). Mais un événement récent lui a permis de revoir sa copie concernant son mode de vie et de choisir aussi, à son tour, une vie simple.

Lire pour changer le monde ?

Cette première question m’interpelle. Elle me rappelle pourquoi j’ai voulu lancer ce blog. Pierre Rabhi explique que les livres sont des vecteurs d’idées et de concepts. C’est donc important de bien choisir ses livres et ses auteurs. Il souligne aussi qu’il y a un Art de lire. Et donc de la responsabilité du lecteur de comprendre le dialogue que l’écrivain veut instaurer.

Il nous dit aussi qu’il y a des littératures. Pas une seule. La littérature dite du divertissement. Et une autre : la littérature pour nous explorer nous-même et pour comprendre le monde à travers les livres. Pour cette dernière, il est important de rentrer en soi et de se couper du monde extérieur. Personnellement, j’ai une petite préférence pour la seconde évidemment, au grand dam de ma mère… Elle me repète toujours « ahhh tu lis toujours tes livres, là, d’écologie, de spiritualité … ? Tu veux pas lire un bon petit roman ? Ca fait du bien un roman ! » Alors oui, ça fait du bien. Mais j’apprends pas grand chose en général. Sorry maman, je retourne à mes fichus bouquins 😉 Est-ce que c’est là qu’il faut que je cite Socrate ? Lui qui était à la recherche de la vérité « Tout ce que je sais c’est que je ne sais rien ».

Pierre Rabhi : le réveil des consciences

LES QUESTION FONDAMENTALES. Pour Pierre Rabhi, la subordination des femmes, l’éducation des enfants, l’écologie et la façon dont nous nous comportons avec la vie sont les questions que l’on devrait tous se poser aujourd’hui. Les défis de notre époque ? La reforestation, les semences comme bien commun, le pouvoir aux femmes et l’émerveillement des enfants dès l’école.

LA POÉSIE ET L’INTUITION. Je vous offre une petite phrase, c’est cadeau ! Elle résume bien l’état d’esprit dans lequel j’aimerai m’installer jusqu’à la fin de mes jours : « l’intuition et la poésie nous font plus évoluer que la pure rationalité ». Pas si simple. Mais ça se tente. Est-ce qu’il ne serait pas temps de « remettre un peu de poésie dans le monde » comme le suggère Pierre Rabhi ? Pas uniquement dans les livres, mais aussi dans la vie de tous les jours.

LE SUPERFLU. Si vous avez déjà vu des vidéos de Pierre Rabhi, vous connaissez certainement la petite anecdote du pêcheur qui sèche ses filets. Si ce n’est pas le cas, vous avez de la chance, j’ai trouvé une vidéo qui la raconte. Ce que dénonce cette histoire c’est la course vers le toujours plus.

A priori, on produirait 30% à 40% de choses inutiles sur Terre. C’est bien dommage, vous ne trouvez pas ? Alors pourquoi perd-on son temps à courir vers des choses inutiles ? C’est sûr, tout le monde a besoin de se faire plaisir. Mais aujourd’hui, on est plus dans l’abrutissement que dans le divertissement. Et on passe à côté de l’essentiel. Pour Pierre Rabhi « Joie et bonheur rime avec sobriété ».

LE TEMPS. Vous connaissez cette expression « Time is money ». Le temps c’est de l’argent. Pour Pierre Rabhi « le temps c’est de la vie ». Et c’est ce qu’est vraiment le temps. On le sait tous. Alors pourquoi sommes-nous toujours en train de courir ? Vivre le moment présent, prendre son temps ou même perdre du temps est devenu un luxe. C’est fou non ?

Sylvain Tesson : les chemins de traverse

NOUVELLE DESTINATION : LA FRANCE. Pour Sylvain Tesson, c’est un tout nouveau type de voyage qui s’annonce. Après une grosse chute et un passage dans le coma, c’est la France qu’il choisit comme lieu de convalescence et de rééducation : « j’ai moins envie de m’esquinter sur les chemins du monde ». Après avoir arpenté la Russie dans tous les sens, il nous explique qu’il veut comprendre le pays dans lequel il vit. C’est en marchant qu’il demandera à la nature de le remettre sur pied.

SE CACHER. C’est l’objectif de l’écrivain voyageur. Il cherche ce qu’il appelle « ses chemins noirs ». Ces chemins de traverse où il peut se dissimuler. Ces pistes rurales que personne ne connaît. Il part pour se cacher. Il cherche le silence. Sylvain Tesson fait remarquer que chacun peut choisir ses chemins de traverse dans sa propre vie. Opter pour la solitude, la lenteur et le silence et « sortir de cette ronde infernale ».

FUIR LA FRANCE DU VACARME. L’hyper-ruralité c’est aussi un désert d’infrastructures modernes. Les rocades et les supermarchés encouragent ces régions « tenez bon, nous arrivons! ». Les entreprises délocalisent pour produire plus et moins cher. Alors je dis oui pour le retour des petits commerçants évidemment mais les routes de campagnes et l’accès aux soins peuvent être problématiques.

REPRENDRE LE CONTRÔLE DE SA VIE. Sylvain Tesson parle de la perte d’autonomie, de la perte de personnalité et donc de la perte de liberté. L’influence que la société exerce sur nous, on peut décider de s’en échapper ! De « sortir du dispositif ». On a le droit de dire « non je ne veux pas qu’un écran me contrôle » ou « non je ne veux pas qu’une entreprise marchande conditionne mes réflexes » ou encore « non je ne veux pas qu’une uniformisation du langage me dise ce que je dois dire et donc penser ». Merci grand Monsieur Tesson pour ces quelques phrases qui résument bien l’état de soumission dans lequel nous sommes tous plus ou moins, à nos dépends.

QUEL PERSONNAGE DE FICTION AIMERIEZ-VOUS ÊTRE ? Morel, des Racines du Ciel de Romain Gary. « C’est un homme qui met toutes ces compétences et toute son énergie pour une cause… C’est la posture, la position suprême dans la vie que de mettre toutes ses forces dans une cause qui va au-delà de votre propre défense. Ca s’appelle l’héroïsme ».

J’espère que le parallèle entre ces deux personnages, à priori très différents l’un de l’autre, vous a plu. Vous connaissez peut-être d’autres personnalités qui font de la simplicité leur leitmotiv de vie ? N’hésitez pas à m’en parler, ça m’intéresse !

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